« Fleuve Congo Sans Ebola » au cœur de l’actualité pour lutter contre la propagation du virus.
Cette initiative multisectorielle est une réponse urgente lancée entre Kinshasa et Kisangani par le Gouvernement de la République démocratique du Congo avec l'appui de l'OMS, UNICEF, IOM et PAM, UNOCHA et de plusieurs partenaires techniques et financiers. Elle vise à prévenir la propagation de la maladie à virus Bundibugyo le long du fleuve Congo grâce au renforcement de la surveillance, de la préparation et de la riposte aux niveaux communautaire, portuaire et institutionnels

Jean-Baptiste Petemoya
Source : Communiqué de presse, Organisation Mondiale de la Santé

Le fleuve Congo constitue une grande voie importante d’échange commercial notamment sur ses 1740 km de voie navigable Kisangani et Kinshasa. Des milliers d’échanges commerciaux sont effectués dans la mesure d’être potentiel à la grande propagation du virus Bundibugyo, dans le cas où les mesures ne soient pas prises.
Ce jeudi 20 Août face à 10 cas reportés à Kisangani, selon le communiqué officiel, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a lancé cette initiative nationale pour sécuriser la voie reliant Mbandaka et Kinshasa servant à des échanges commerciaux pour des millions de personnes.
« Fleuve Sans Ebola » est lancé en vue de prévenir les épidémies, détecter toute menace sanitaire, coordonner une réponse immédiate et préserver la santé des populations le long du fleuve Congo.
Pour le ministère de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale, cette initiative constitue un investissement stratégique pour protéger de millions de personnes.
« Le fleuve Congo est l’une des principales voies de mobilité de notre pays. En renforçant la surveillance et les capacités de protection et de riposte le long de cet axe fluvial stratégique, nous protégeons les populations les plus exposées et réduisons considérablement les risques de transmission. Notre priorité est de détecter rapidement tout cas suspect, d’interrompre au besoin immédiatement les chaînes de contamination »
a souligné le Dr Body Ilonga, Secrétaire général du ministère de la santé Publique et de l’Hygiène.
Cette initiative dépend notamment d’une mobilisation collective des services de l’Etat, des autorités locales et des communautés riveraines a souligné le haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur et Sécurité, Joseph Nkinzo.





