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Lubumbashi : les acteurs du Grand Katanga réfléchissent à l’avenir des forêts de Miombo face à la transition énergétique — Environ Média
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Lubumbashi : les acteurs du Grand Katanga réfléchissent à l’avenir des forêts de Miombo face à la transition énergétique
La Coalition des Organisations de la Société Civile pour le Suivi des Réformes et de l’Action Publique (CORAP), en collaboration avec l’Observatoire Congolais de l’Environnement (OCE) et plusieurs institutions universitaires et environnementales, a organisé, vendredi 2 octobre 2026 à Lubumbashi, une séance d’échange autour du projet de recherche-action consacré aux forêts de Miombo et aux enjeux de la transition énergétique dans le Grand Katanga. La rencontre a réuni des représentants des pouvoirs publics, du monde académique, de la société civile, du secteur minier, des communautés locales ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Jeancy Mulopwe
Source : Atelier
Photo de famille après les assises
Au cœur des échanges, la question de la pression exercée sur les forêts de Miombo dans le contexte de la transition énergétique. Dans le Grand Katanga, le projet entend notamment analyser la place du bois-énergie dans la déforestation, tout en cherchant à mieux distinguer ses effets de ceux liés aux activités minières. L’initiative s’intéresse également aux conséquences de cette situation sur les populations, particulièrement sur la santé des femmes et des enfants.
La séance a ainsi permis aux différents acteurs de partager leurs expériences et leurs observations sur les réalités environnementales et énergétiques de la région. L’objectif était également de recueillir les avis des acteurs de terrain afin d’affiner l’approche de la recherche et de favoriser des solutions adaptées aux réalités locales.
Pour le professeur Martin Mpinda, Secrétaire Général de l’Observatoire Congolais de l’Environnement, la participation des différentes parties prenantes doit permettre de renforcer la méthodologie du projet.
“Nous voulons avoir les points de vue de tous ces acteurs pour affiner notre méthodologie, afin que le travail qui sera fait reflète les réalités de terrain, reflète réellement les attentes de toutes les parties prenantes. Voilà pourquoi nous n'avions pas voulu rester au niveau de notre consortium isolé. Nous avons voulu, comme au départ au mois de février, réunir encore toutes les parties prenantes et travailler en commun pour recueillir ces éléments stratégiques indispensables afin de nous aider à peaufiner notre stratégie pour plus d'efficacité lors de la mise en œuvre de ce projet. » A t-il indiqué
Le projet prévoit notamment d’identifier et de tester des réponses adaptées aux besoins des communautés du Grand Katanga.
“Nous voulons que chaque partie prenante, que ce soit la partie prenante étatique, que ce soit les organisations de la société civile, les universités, les communautés locales et toutes les autres parties prenantes techniques puissent prendre part à ce travail de titans qui va nous permettre d'atteindre des résultats jamais atteints dans le secteur, puisque nous y allons avec des méthodes techniques, avec une participation, je dirais, diversifiée de toutes les parties prenantes pour plus d'efficacité, plus de contributions et plus de résultats de qualité », a ajouté le professeur Martin Mpinda.
Cette réflexion intervient dans un contexte où les enjeux environnementaux, économiques et sociaux sont étroitement liés. Pour les organisateurs, la compréhension des dynamiques liées au bois-énergie et à l’exploitation minière constitue une étape importante pour mieux orienter les actions en faveur de la protection des forêts et d’une transition énergétique tenant compte des réalités locales.
La rencontre a également prévu un échange autour du Livre Blanc sur la transition juste en RDC, avant une phase consacrée à la synthèse des discussions, aux engagements des participants et à la clôture des travaux.
De son côté, Emmanuel Musuyu, Secrétaire Exécutif de CORAP, en dit plus sur la démarche autour de ce document.
“Nous avons appelé le livre blanc mais c'est sur la transition juste et donc il était question pour nous d'établir le contexte sur la transition juste à nerf de c'est qu'est ce qui se passe en secteur minier forestier à environnement énergie et tous ces autres secteurs connexes et donc le livre blanc nous démontre qu'aujourd'hui il y a un problème de l'écologie politique, on a beaucoup de textes légaux pour certains qui sont très appréciés d'autres qui ont beaucoup de problèmes », a-t-il souligné.
Il ajoute :
“On parle ici des forêts de Miombo, on parle de la problématique de bois énergétique. Plus de 98% dans le Katanga consomment les bois énergétiques. Et donc comment on fait en sorte que... L'étude renseigne sur la situation et aussi sur des solutions que nous devons appliquer dans la dimension que le livre blanc aborde autour de bénéfices, surtout, qui doivent être apportés pour la préservation de nos forêts, pour la meilleure gestion de nos ressources naturelles », a indiqué Emmanuel Musuyu, Secrétaire Exécutif de CORAP.
À travers cette démarche, la CORAP, l’OCE et leurs partenaires entendent donc renforcer la réflexion collective sur l’avenir des forêts de Miombo et sur les alternatives énergétiques pouvant répondre aux besoins des populations tout en limitant les pressions exercées sur l’environnement.
La suite du projet devrait permettre de documenter davantage les réalités du terrain et d’identifier des pistes d’action susceptibles de concilier besoins énergétiques, protection des écosystèmes et développement des communautés du Grand Katanga.
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